Avec un terroriste dans une école

Négociation du GIGN avec un terroriste

Le  commandant Charles  X a été appelé pour tenter de ramener à la raison un terroriste qui vient de s’introduire dans une école maternelle. Il semble qu’il soit armé mais personne ne connait les détails. Certains l’aurait vu tenir une grenade. L’école est évacuée, il reste 22 élèves dans une classe enfermés avec l’institutrice et le terroriste.

 Le dialogue s’engage derrière la porte de la salle de classe fermée à clé.

 L’objectif du commandant :

Garder le contact le plus longtemps possible pour pouvoir mettre en œuvre  le dispositif d’intervention armé qui devrait permettre de neutraliser le terroriste.

Les enregistrements:

Le commandant : Bonjour Monsieur, je suis le commandant Charles X  de la gendarmerie nationale, vous pouvez me dire ce qui se passe ici. Vous vous appelez comment ?

Le terroriste : Dégagez, je ne vous ai rien demandé. Dégagez tout de suite, sinon je fais tout sauter.

Le commandant : Vous voulez être tranquille, c’est ça ?

Le terroriste : Oui, j’ai tout prévu ! Vous allez tous sauter, vous allez voir ce que vous allez voir ! J’ai les grenades, les bombes et les gosses… J’ai tout ce qu’il faut !

Le commandant : Vous êtes bien organisé et vous voulez faire ce que vous avez prévu.

Le terroriste : Je vais faire sauter avec les gosses, avec les bombes, j’ai tout prévu.

Le commandant : Vous voulez qu’on comprenne que vous êtes déterminé.

Le terroriste : Et vous ne pourrez pas me faire changer d’avis.

Le commandant : Vous êtes vraiment résolu, là ?

Le terroriste : Oui, vous allez tous sauter, vous allez enfin payer !

Le commandant : Vous êtes content car vous allez rétablir l’ordre.

Le terroriste : Oui, je vais vous montrer qui je suis !

Le commandant : Vous avez envie qu’on vous prenne au sérieux, c’est ça ?

Le terroriste : Au sérieux oui, depuis le temps ! Vous allez « plier », enfin ! Et à genou, en plus, s’il vous plait !

Le commandant : Vous êtes déterminé parce que vous voulez vraiment qu’on vous respecte.

Le terroriste : Ouais, maintenant, c’est moi le roi du monde !

Le commandant : Vous jubilez là, c’est trop bon, vous pouvez enfin vous faire entendre!

Le terroriste : Oui, c’est bon de vous avoir à mes pieds. Vous n’en menez pas large, là ? Vous savez que c’est fini pour vous!

Le commandant : Vous êtes dégouté, vous avez envie d’en finir.

Le terroriste : Je vais vous exterminer, vous et vos gosses. Vous allez tous y passer ! Comme ça, justice sera faite ! Il faut ce qu’il faut !

Le commandant : Vous êtes super énervé parce que vous avez envie d’un peu de justice.

Le terroriste : Enervé ?! C’est ça, vous ne comprenez vraiment rien… vous ne comprenez vraiment rien, vous ne me laissez pas le choix, je suis obligé de vous faire sauter.

Le commandant : Vous craquez parce que vous voulez qu’on vous comprenne vraiment.

Le terroriste : Oui, mais vous et vos lois vous êtes tous nuls !

Le commandant : Vous êtes écœuré là ?

Le terroriste : Vous êtes nuls, vous êtes tous des chiens !

Le commandant : Vous êtes écœuré, là, car vous voudriez un peu plus de considération.

Le terroriste : Pas de la considération, la considération, ce n’est pas pour moi ! Moi je veux pouvoir faire ce que je veux, je veux qu’on me laisse tranquille.

Le commandant : Vous voulez être tranquille et être libre en quelque sorte ?

Le terroriste : Oui, libre de faire ce que je veux et pas finir mes jours en prison… avec toutes ses années où vous m’avez enfermé… plus jamais ça !

Le commandant : Vous voulez être sûr que vous n’irez plus jamais en prison ?

Le terroriste : Oui, et c’est vous que je vais envoyer en enfer, vous allez voir je vais rétablir la justice, moi !

Le commandant : Vous en avez marre et vous voulez pouvoir vous sentir libre ?

Le terroriste : Oui, je ne veux pas vivre traqué ! Je veux que tout le monde le sache que vous êtes des chiens.

Le commandant : Vous êtes déterminé à vous faire comprendre ?

Le terroriste : Oui et c’est le seul moyen.

Le commandant : Vous êtes démunis pour vous faire entendre

Le terroriste : Ouais…

Le commandant : Vous avez envie qu’on discute ?

Le terroriste : Non, vous allez me mettre en prison comme d’habitude… j’irai plus jamais en prison.

Le commandant : Vous n’avez pas envie d’y retourner, en prison, c’est ça ?

Le terroriste : Oui, autant en finir.

Le commandant : Vous êtes désespéré et vous voudriez trouver une issue ?

Le terroriste : Non, il y a pas d’issue possible, n’essayer pas de m’embrouiller.

Le commandant : Vous êtes inquiet parce que vous voudriez être sûr de pouvoir me faire confiance ?

Le terroriste : Je vous ferai jamais confiance, comptez pas sur moi !

Le commandant : Vous préférez être prudent ?

Le terroriste : Vous êtes des chiens, c’est tout !

Le commandant : Vous ne voulez pas vous faire bouffer ?

Le terroriste : Vous êtes des chiens, je vous dis, n’essayez pas de m’avoir.

Le commandant : je suis démuni, là, car je commence à comprendre ce qui est important pour vous mais je ne sais pas si vous me croyez ?

Le terroriste : Je ne vous crois pas. Vous m’embrouillez c’est tout ! Dégagez là ! Maintenant !

Le commandant : Ok, vous voulez quoi ?

L’intervention armée  a permis de neutraliser le terroriste en moins de 10 minutes grâce au contact que le médiateur a pu garder avec le terroriste l’amenant à poursuivre une discussion alors qu’il voulait couper court et tout faire sauter.

Voir aussi une autre négociation du GIGN avec un forcené...

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